Les uns parlent de panique, les autres de fatalisme. Face à la dégradation de la conjoncture économique mondiale et aux répercussions de la crise financière sur les entreprises, les marchés asiatiques et européens ont dévissé. Par moments, les pertes ont dépassé 10%. Au final d'une journée très dépressive, les bourses sont parvenues à réduire leurs pertes: la bourse suisse (SMI) a perdu 3,71%, Francfort 4,96%, Londres 5%. Les bourses d'Europe de l'Est ont parfois interrompu les transactions pour limiter la casse. New York a perdu 3,6%. Pour ceux qui en doutaient encore, la récession est devenue réalité. Aux Etats-Unis comme en Europe.

En Grande-Bretagne, l'activité économique est en recul, pour la première fois depuis 1992. Au troisième trimestre, le PIB s'est contracté de 0,5%. En France, confrontés à une baisse des ventes de voitures en Europe, Renault et PSA Peugeot Citroën ont annoncé une réduction de leur production, mettant à l'arrêt nombre d'usines pendant une à deux semaines. Dans ce domaine (Chrysler, Volvo) comme dans d'autres secteurs industriels, les annonces de plans sociaux se sont multipliées. Dans le secteur aérien, IATA a constaté un déclin pour la première fois depuis cinq ans du trafic passagers international et un effondrement du fret.öPages25, 26, 30, 31