Après avoir sauvé la Terre des visées de son propre frère Loki, Thor d'Asgard, le dieu nordique devenu superhéros au marteau doit faire face à un danger encore bien plus grand: une ancienne race, sous la conduite du terrible Malekith, revenu pour répandre les ténèbres sur les neuf mondes. Confronté à un ennemi que même son père Odin ne saurait contrer, Thor retrouve sur Terre l'astrophysicienne Jane Foster, tombée par hasard sur la force enfouie de l'Ether que convoite Malekith… Devenue inévitable après le triomphe des Avengers de Joss Whedon, cette suite au médiocre Thor de Kenneth Branagh (2011) a tout du produit conçu en comité. Mais l'usine Marvel/Disney a beau tourner à plein régime, plus rien n'accroche dans ce «divertissement» condamné à la redite. Combien de fois encore Thor pourra-t-il sauver l'univers sans assommer le spectateur le mieux disposé? Entre deux scènes de destruction massive digitales, rendues encore plus virtuelles par un certain humour décontracté, on se console en se raccrochant à quelques numéros d'acteurs. A ce jeu-là, ce sont Natalie Portman, Stellan Skarsgard et surtout l'inestimable Tom Hiddleston (Loki) qui tirent leur épingle du jeu. Las! Il ne sera plus de la partie pour les épisodes suivants, supplanté par un nouveau super-méchant dévoilé au générique final: Benicio Del Toro. Et pendant ce temps, personne ne semble se soucier de sortir chez nous Jimmy P. (Psychothérapie d'un Indien des Plaines) d'Arnaud Desplechin…

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