«J'ai de la peine à y croire! Je m'étais préparée psychologiquement à un résultat négatif. J'étais en revanche persuadée que Genève dirait oui et quand j'ai entendu ce résultat-là, j'étais effondrée. Comme d'autres cantons romands, Genève a probablement voté non en réaction à l'UDC, seul parti à nous avoir soutenu. Bien sûr, le résultat final me réjouit, d'autant plus que nous avions très peu de moyens à disposition pour mener campagne. Beaucoup disent aujourd'hui qu'il s'agit d'un vote émotionnel mais pour moi c'est bien la justice qui a gagné. Les Suisses ont clairement démontré que le temps ne devait plus profiter aux abuseurs mais bien aux victimes. Notre travail de lutte contre la pédophilie continue. Trois initiatives sont actuellement en cours de traitement au Parlement; deux ont déjà été rejetées au National. Elles demandent d'empêcher les enseignants pédophiles d'exercer leur métier et de faire en sorte que les actes de pédophilie ne soient jamais effacés d'un casier judiciaire. La troisième veut imposer un suivi thérapeutique aux abuseurs. Nous devons nous battre pour que ces initiatives parlementaires passent».