[...] Sur fond d'un décor de ruines, fait à la fois d'effondrements financiers et de destructions physiques d'autres peuples, les Etats-Unis perdurent à nous imposer le douloureux spectacle de leurs erreurs globalisées.

Le dogme néolibéral des marchés qui se régulent tout seuls présenté comme la panacée de la croissance a révélé l'ineptie du principe et surtout le cynisme des gouvernements qui se sont efforcés d'inscrire ce principe dans les faits, quels qu'en soient les coûts sociaux et humains.

Le produit, amené en rayon par des poids lourds de la propagande, est donc bien frelaté, dangereux, inapte à la consommation comme peut l'être toute démocratie emballée par un gigantesque mensonge et préservée dans le froid cynique d'une idéologie aveugle.

Et pourtant il figure encore sur tous les rayons de nombreux pays condamnés à acheter contre leur gré un système qui de toute évidence les affaiblit!

Ne rêvons pas: les deux prétendants américains à la candidature suprême ne bouleverseront pas le système. Ils s'empresseront d'oublier leurs promesses et continueront leur guerre business.

Si les pays d'Europe, forts de leurs capacités de réflexion et de conscience, ne décident pas rapidement de créer un capitalisme social pour juguler ce tsunami du désastre, les dérèglements à venir ne seront plus seulement climatiques! [...]