La démission de Valérie Garbani ne constitue pas une surprise. La question n’était pas de savoir si elle allait commettre le faux pas de trop, mais quand cela allait arriver. Depuis sa dernière promesse de se tenir à carreau, en juin 2008, l’élue socialiste a tenté tant bien que mal de faire face. Elle n’y est pas parvenue.

Valérie Garbani a une excuse: elle est malade. Un mal – établi par un certificat médical – qui la pousse à adopter des conduites à risque et qui explique, en partie du moins, ses excès. Ce contexte délicat a causé un profond malaise ces derniers mois. Soucieux de ne pas tirer sur l’ambulance, le Parti socialiste et l’exécutif communal lui ont donné une ultime chance. En sachant pertinemment que la sortie de route pouvait survenir à tout moment.

La question de la responsabilité du PS ne peut pas être éludée. Avec le recul, on peut se dire que la décision la plus sage aurait été de demander à Valérie Garbani de ne pas briguer un nouveau mandat. Mais il serait injuste de reprocher au parti de ne pas avoir tranché un point sur lequel même les médecins restent circonspects: peut-on siéger dans un exécutif avec un trouble psychique qui ne vous empêche pas de travailler?