vie numérique

Un Suisse sur dix est sur Twitter

À l’occasion de la publication d’une étude française, petite salade de chiffres et d’anecdotes diverses sur le réseau social Twitter

Pas plus, pas moins: un Suisse sur dix se promène régulièrement sur Twitter. Parue cette semaine, une étude de Semiocast – société parisienne spécialisée dans l’étude des réseaux sociaux – assure que 820 000 utilisateurs du réseau social résident entre Le Locle et St-Gall. Et les Romands publient davantage de micromessages que les Alémaniques: la ville de Genève figure en 571e position en terme de nombre de messages publiés dépassant ainsi Zurich (667e).

Grâce à cette étude, on apprend également que Twitter a dépassé en juillet le demi-milliard d’utilisateurs. En juillet 2011, on n’en dénombrait pourtant «que» 210 millions. Pour la comparaison, Facebook en revendique 955 millions.

Le plus grand nombre d’utilisateurs de Twitter se trouvent sans surprises aux Etats-Unis (plus de 140 millions de comptes contre 156 millions pour Facebook). Les seconds sont les Brésiliens (41,2 millions). Et si les Japonais arrivent troisième dans ce classement (35 millions), ils sont en revanche les 21e utilisateurs de Facebook. De ces statistiques l’on peut finalement noter que la ville qui a posté le plus grand nombre de tweets ce début d’année est la capitale indonésienne Djakarta.

Mais qu’écrivent toutes ces personnes en 140 signes seulement? Cette semaine, Twitter était sous les feux des projecteurs grâce notamment aux Jeux Olympiques. À Londres, ces sportifs qui sont scrutés par les médias du monde entier ne sont pas forcément rompus aux méthodes de communication actuelles. Conséquence: ils se laissent parfois aller à quelques écarts sur les réseaux sociaux.

Il y a eu l’exclusion du défenseur et capitaine de l’équipe suisse Michel Morganella – pour un tweet malheureux sur ses adversaires coréens. Avant lui, la triple sauteuse Paraskevi Papachristou avait aussi dû rentrer à la maison pour un micromessage jugé raciste. La police anglaise a arrêté un adolescent mardi pour un tweet malveillant à l’égard du plongeur britannique Tom Daley. Et le réseau social s’est enfin lui-même excusé pour avoir bloqué le compte d’un journaliste qui critiquait la retransmission des Jeux aux Etats-Unis.

Mais il n’y a pas qu’à Londres que Twitter fait toujours davantage parler de lui. Encore cette semaine, on peut penser à la mort du cinéaste Chris Marker annoncée sur le réseau social. Et même à la mise en place par la société Topsy d’une mesure de la cote des candidats à la Maison-Blanche grâce aux tweets qui parlent de l’un ou de l’autre. L’algorithme qui calcule cette popularité arriverait à un résultat «à 90% en accord avec l’opinion publique». Pas plus, pas moins.

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