Les Suisses se prononceront le 28 septembre sur deux initiatives : la caisse publique et la TVA pour la restauration. Pour le premier objet, qui fera l’objet d’une forte opposition gauche-droite, la date de la votation n’était pas sans importance. Le montant des primes pour l’année suivante est traditionnellement annoncé en début d’automne. Les assurés en sont informés par leur caisse courant octobre. Une éventuelle hausse aurait eu un impact non négligeable sur l’avis des citoyens si la votation avait été prévue en novembre.

Mais les partisans de la caisse publique se satisfont de ce calendrier, même s’il est moins favorable à leur initiative. A défaut de connaître les nouveaux montants, ils pourront toujours spéculer et interpréter les sondages. Pour le conseiller national Jean-François Steiert (PS/FR), la date de la votation «ne change pas grand-chose ». Il rappelle que le sujet est abordé en été déjà. « Les premières tendances sont connues fin août», dit-il.

On s’attend à un débat très vif entre la gauche et la droite. Certains estiment même qu’il marquera le début de la campagne en vue des élections fédérales de 2015. Les initiants insisteront sur l’opacité du système actuel composé de 60 caisses et 300’000 produits d’assurance différents, l’iniquité des prises en charge, la lourdeur administrative qui résulte des 7% d’assurés qui changent de caisse chaque année. Les opposants lanceront la cavalerie contre cette gauche qui veut introduire une «médecine d’Etat » et défendront la saine concurrence entre caisse. SanteSuisse, organisation faîtière des assureurs maladie, soutiendra les partis bourgeois. La Chrétienne sociale suisse (CSS) a par exemple déjà invité ses assurées à une « soirée d’information » sur le sujet. La Fédération des médecins suisses (FMH) a pour sa part laissé la liberté de vote, faute d’un large consensus à ce sujet, comme elle l’a fait en 2007 lors de la votation sur la caisse unique.