Les actions coups de poing et plans de secours se succèdent, mais les marchés financiers restent pétris de peur. Après la dégringolade de lundi, les places boursières asiatiques et européennes ont vécu hier une nouvelle journée noire: Tokyo a perdu 9,37%, le pire résultat depuis 1987. En Europe, la perte s'inscrit entre 5 et 8% (recul de 5,51% pour le SMI). Face à cette crise financière qui ne cesse d'enfler, six banques centrales, dont la BCE, la Fed et la Banque nationale suisse, ont frappé un grand coup en abaissant de manière simultanée et inattendue leurs taux directeurs. Une action concertée qui n'a eu sur les bourses qu'un effet passager. New York, portée en journée par la baisse des taux à 1,5%, a brutalement clos sur un recul. Autre mesure forte du jour, l'annonce par la Grande-Bretagne d'un plan de secours qui mêle injection de fonds dans les grandes banques, mise sur le marché de liquidités et émission d'obligations à moyen terme. Là encore l'objectif vise à restaurer la confiance et à remettre en vie un secteur bancaire paralysé par la peur de prêter de l'argent.

Dans le même esprit, l'idée d'un plan de sauvetage européen ne cesse de faire des allers-retours. Après Londres, l'Italie adopte son propre plan avec prise de participation dans les banques, a annoncé le gouvernement.