Dans son excellent article sur le mythe de la souveraineté suisse (LT du 2 septembre), l'ancien secrétaire d'Etat Franz von Däniken démontre magistralement que la «souveraineté» de la Suisse est aujourd'hui une pure illusion, et que notre pays défendrait beaucoup mieux ses intérêts en tant que membre de l'Union européenne. Hélas, nos dirigeants actuels n'ont pas le courage et la clairvoyance de René Felber et du regretté Jean-Pascal Delamuraz, qui avaient convaincu en 1992 le Conseil fédéral de déposer la demande d'adhésion de la Suisse à Bruxelles. Aujourd'hui, cette question est un tabou politique et la ministre socialiste des Affaires étrangères n'ose même plus prononcer le mot d'adhésion...

Pour sa part, François Cherix, dans son article sur les dangers d'une élection du Conseil fédéral par le peuple (LT du 12 septembre), montre clairement que la Suisse aurait tout à y perdre. Ce qui manque aujourd'hui à notre gouvernement, c'est une ligne politique cohérente, c'est-à-dire un vrai programme de législature négocié entre les partis qui le composent.