Un match de volley dans l’enceinte d’une base militaire. Quelques dribbles au milieu d’un champ de bataille. Une partie endiablée de corde à sauter dans les rues d’une ville en ruine. Voici une étrange série photographique proposée par l’agence Reuters, des instantanés joyeux volés à l’horreur de la guerre. Là-bas, sur les fronts d’Ukraine ou de Syrie, on joue. On joue pour tuer le temps quand on ne tue pas. Pour sympathiser avec l’ennemi. On joue pour respirer, pour déserter quelques minutes la violence du monde. On joue parce qu’avant d’être soldat, on n’en reste pas moins homme.